mercredi 8 décembre 2010

Pour faire du bruit encore à réveiller les morts.

Depuis quelques jours le blanc de la neige a tout recouvert, les années ont beau passer, ce spectacle fait toujours ressortir mon âme d'enfant le matin quand toute étonnée je cris et me précipite à la fenêtre pour regarder les toits blancs et les gens en train de s'affaler de tout leur long en gueulant.

Ça faisait deux semaines que je restais à la maison, on pourrait croire que je m'ennuyais, mais non pas du tout, au contraire, les journées passent même trop vite. Je suis retournée en cours lundi, un peu de sérieux ne fait pas de mal, certains cours me plaisent, me donnent envie de participer, d'ailleurs pendant ses cours/TD j'envie tout ses gens qui discutent et rient. J'avais rencontré des personnes, mais vous savez, c'est le genre de personne qui te prennent comme compagnie occasionnelle et à qui il ne faut pas trop demander d'infos sur les cours quand on les rate, de toute façon au début ils répondent, puis te font comprendre que tu les fais chier, et si toutefois après ça tu n'as toujours pas compris le message, et bien, ils ne te répondent plus, mais quand tu repasseras à la fac, ils te feront là bise en te demandant comment ça va. Bref, je préfère rester seule, au moins ça ne me fait pas peine.

Au début j'aimais la fac, je suis en en fac d'Arts, en Licence Arts du spectacle, mais je ne voulais venir que pour le cinéma, malheureusement nous n'avons pas le choix, il faut également faire du théâtre, autant j'aime en voir des pièces, autant le pratiquer est un calvaire. Et puis il y a eu les grèves SNCF, comme je me rend à Amiens tout les jours en train (bus + train = à peu près 3 à 4h de trajet/jour), cela à grandement perturbé mon semestre, car il y a beau y avoir un service minimum, je n'avais pas toujours de train pour partir ou revenir ou alors j'avais énormément de temps d'attente. Puis s'est enchainé mes problèmes de santé, puis ceux de ma mère, j'ai dû rater deux mois de cours au bas mot, cela a effacé petit à petit ma motivation de retourner en cours, de me lever parfois à 5h du matin pour finalement lire sur le tableau à la fac que le cours de 8H n'aura pas lieu, et que le prochain cours à lieu à 15H ...

Alors oui je culpabilise, je ne me rend qu'aux TD où la présence est notée, au diable les cours magistraux, c'est peut être facile de succomber ainsi, de laisser la facilité prendre place aux côtés de la lassitude, de la fatigue et de la démotivation. Tant pis, je fais le minimum pour ne pas perdre ma bourse, et à côté je lis, je joue, je me met à la cuisine, je profite au mieux des êtres qui me sont cher, je prend soins de ma mère. Et je me sens mieux ainsi, j'en avais marre de me crever le cul à voyager pour étudier ... J'aimerais trouver ma voie, quelque chose qui me donne envie de me lever le matin "chouette je vais faire quelque chose que j'aime", en attendant de trouver celle-ci, je fais un break, je profite de la vie et j'emmerde ceux qui peuvent me traiter de fainéante, de profiteuse. Ma mère se crève 12H/jour pour gagner un salaire de misère, on paie affreusement cher pour pas grand chose (un HLM à 450e/mois, j'appelle pas ça du logement social), quand je vois comment on lutte pour vivre quand d'autres jettent l'argent par les fenêtres, ça me fait gerber, alors qu'on vienne pas me dire que je profite du système, je pense qu'on nous baise assez comme ça sans en rajouter.

Quelle vulgarité ce soir non-mais-dites-donc ! Au moins ça vient des tripes.

Aller, j'ai vidé mon sac, il était assez gros, alors 'scusez pour ce gros pâté illisible.
Bonne nuit.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire